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GRANDS SEMINAIRES DE L'ARCHIDIOCESE DE KINSHASA
 

 

OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2007-2008
DES GRANDS SEMINAIRES DE KINSHASA
AU SEMINAIRE DE THEOLOGIE Jean XXII

Le samedi 20 octobre 2007, s’est ouverte au Grand Séminaire de Théologie Jean XXIII, l’année académique 2007-2008 pour toutes les maisons de formation de futurs prêtres de l’Archidiocèse de Kinshasa. Il s’agit de la Propédeutique Cardinal Joseph Albert Malula, le Séminaire de Philosophie Saint André Kaggwa, le Séminaire universitaire Jean-Paul Ier et le Séminaire de Théologie Jean XXIII.

Deux grands moments ont ponctué cette ouverture : la messe d’ouverture et la leçon inaugurale.

Au cours de la célébration eucharistie, Mgr Daniel Nlandu, Administrateur Apostolique de l’Archidiocèse de Kinshasa a, dans son homélie, insisté sur les quatre axes de la formation à savoir: la formation comme un temps fort et un temps de grâce; la place du Christ dans la formation ; le rôle du formé dans le processus de formation; le rôle du formateur dans le processus de formation.

En effet, Mgr Nlandu a souligné que le séminaire était un temps fort, un temps de grâce dont les séminaristes devraient tirer un profit maximal afin d’acquérir une formation intégrale, humaine, pastorale, intellectuelle et spirituelle sûre.

La formation spirituelle demeure l’aspect le plus important de la formation sacerdotale. Ainsi, le Christ étant le premier protagoniste de la formation, le séminariste est appelé à lui donner la première place dans sa vie, à viser une relation d’intimité et d’amitié profondes avec lui. En ce sens, il doit faire de son séminaire une école de prière, un lieu de configuration au Christ, bref un haut lieu de spiritualité. Le Christ doit devenir le centre de toute sa voie et de toutes ses activités au séminaire car c’est lui le premier formateur, souligna-t-il.

De plus, cette place centrale du Christ dans la formation appelle un engagement personnel du formé qui est le premier artisan de sa propre formation. Pour Mgr l’Administrateur apostolique, le formé collaborera efficacement à la réussite de sa propre formation s’il développe et cultive une double docilité : la docilité à l’Esprit Saint qui parle de l’intérieur et la docilité aux formateurs à travers qui l’Esprit Saint parle également au formé.

Cette collaboration de l’Esprit avec les formateurs souligne le rôle combien important de ces derniers dans le discernement des vocations et l’accompagnement des formés et aussi les qualités combien exigées par le profil du formateur pour que l’entreprise de formation réussisse. En effet, les formateurs doivent être des modèles, des maîtres et des guides pour les séminaristes. Car la formation ne doit pas toujours être théorique mais aussi pratique.

Somme toute, l’Evêque a conclu son homélie en soulignant que la recherche de la solidité intérieure doit être le souci premier des formés. La formation doit fondamentalement être spirituelle, c'est-à-dire un effort pour connaître Dieu et acquérir l’intelligence divine qui donne la sagesse. En ce sens, la préoccupation première des formés sera la méditation et la maîtrise de la parole de Dieu.

Comme pour conclure finalement le propos de Mgr Nlandu, Mr l’Abbé Muyengo, Recteur du Séminaire Jean XXIII, a rappelé aux séminaristes le discours que le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples, a tenu à la fin de l’année académique passée: faire attention aux trois P c’est-à-dire Pouvoir, Prospérité, Popularité et développer les trois D à savoir Doctrine, Discipline, Dévotion.

A la célébration eucharistique présidée par Mgr Daniel Nlandu, Administrateur Apostolique de l’Archidiocèse de Kinshasa, a succédé la leçon inaugurale prononcée par l’Abbé Marcous Bindungwa.

Avant de lui accorder la parole, l’Abbé Ghislain Kapia, secrétaire académique du séminaire de Théologie Bienheureux Jean XXII, a pris soin de présenter l’orateur du jour en ces termes :

« L’Abbé Marcous Bindungwa Ibanda est prêtre de l’Archidiocèse de Kinshasa, ordonné en l’an 2000. Assistant et doctorant en Philosophie aux Facultés Catholiques de Kinshasa, en plus d’une trentaine d’articles sur la formation morale des jeunes et de sujets divers dans la revue L’avenir, Renaître et Telema, et le journal La République, il a déjà publié de brochures: Pour quel président voter et comment ? Un profil du candidat présidentiable (mars 2006) et Guide pratique d’étude et de recherche pour débutants universitaires (juin 2007) ».

La leçon inaugurale a porté sur : « LA RESPONSABILITE DES ETUDIANTS DANS LA PROMOTION DES COURS METHODOLOGIQUES »

L’orateur a fait le constat de la négligence des cours méthodologiques dans l’enseignement universitaire à Kinshasa, constat que nous pouvons avec raison généraliser sur tout le territoire national et invité les professeurs et surtout les étudiants à œuvrer à la résolution du problème.

Il relève six préoccupations méthodologiques estudiantines, à savoir :

1° Comment étudier à l’université ?
2° Comment conduire une recherche scientifique ?
3° Comment élaborer un travail de fin de cycle ?
4° Comment écrire un bon texte ?
5° Comment utiliser les méthodes dans les travaux académiques ?
6° Comment présente les résultats d’une recherche en public ?

Il ne s’arrête pas à présenter des plaintes et des pistes de solutions ou encore à inviter les autres mais il essaie déjà d’apporter sa contribution en publiant deux plaquettes où il répond à ces questions.

Nous pouvons citer le « Guide pratique d’étude et de recherche pour débutants universitaires » où il répond aux deux premières préoccupations, c’est-à-dire : Comment étudier à l’université ?
Il répond en proposant des dispositions pratiques qu’on peut lire au Chapitre 1 du livre et comment conduire une recherche scientifique ? Ici, il nous propose un schéma quadripartite de recherche dans les quatre autres chapitres suivants du livre.

Cette plaquette, précise l’auteur, est écrite en toute simplicité et dans un style accessible à un large public. Il constitue une initiation directe et personnelle des débutants universitaires aux méthodes d’études et de recherche. Il propose des dispositions pratiques pouvant aider les débutants universitaires à s’intégrer aisément dans l’univers académique.

Son génie réside surtout dans la simplification de toute la complexité de la démarche scientifique en un canevas cohérent et progressif de quatre étapes : fixation du sujet, collection des informations, rédaction du texte et présentation du résultat final.

Une autre plaquette concernant la troisième préoccupation est intitulée : « Comment élaborer un travail de fin de cycle », est destinée aux pré-finalistes et finalistes. Elle présente clairement et simplement toutes les parties du document à produire. Elle explique leurs contenus et indique ce qu’on doit faire à chaque étape.

Ainsi, en deux plaquettes, il a abordé trois préoccupations sur les six. Attendons voir d’autres plaquettes sur les trois dernières préoccupations demeurées sans réponse.

Le deuxième moment de cette ouverture de l’année académique des Grands séminaires de Kinshasa a été clôturée par la bénédiction du livre : « Guide pratique d’Etude et de recherche pour les débutants universitaires », par Mgr Daniel Nlandu.

Abbé Ghislain KAPIA
Séminaire Jean XXIII